Vers Dieu est votre retour à tous : il vous informera de ce en quoi vous divergiez ». 4) ; une lignée d'hommes avec des hommes de foi (ch. « Par « auteur » du texte coranique, nous désignons simplement sa source, qu’elle soit considérée humaine ou divine, une ou multiple, à une seule ou à plusieurs époques. Certaines caractéristiques linguistiques rapprochent la langue du Coran de celle de la poésie préislamique (rime, syntaxe, usages de formules...). À partir des années 1950, les traductions scientifiques se multiplient, Blachère en 1950, Masson en 1967, Chouraqui en 1990, Berque en 1991[482]. L'étude du vocabulaire utilisé dans cette sourate parlant de la Nuit du Destin associerait cette dernière au domaine de la liturgie de Noël[428]. La solution à ce puzzle est constituéè de 6 lettres et commence par la lettre V CodyCross Solution pour PARAGRAPHE DE LA BIBLE OU DU CORAN de mots fléchés et mots croisés. La rhétorique sémitique, que l'on retrouve dans les écrits du monde sémitique ancien est entièrement fondée sur le principe de symétrie. Dans différents articles, il montre que l’auteur du Coran a une profonde connaissance de sa littérature contemporaine, et que les différents emprunts ou références ne sont pas la preuve d’une méconnaissance comme on l’a parfois dit. "Le rapprochement a été largement repris par les commentateurs contemporains, avec parfois des ajustements" ; G. Dye, "Questions autour de sa canonisation ». Dans une approche synchronique et sans aller jusqu'à affirmer que le Coran a un seul auteur, Anne-Sylvie Boisliveau dans son étude souligne que l'aspect unifié du style du texte et de l’argumentation nous démontrerait qu'il y a un « auteur »[Note 77], campant sur ses positions plutôt qu'un ensemble d’« auteurs » débattant entre eux (ce qui aurait créé un style « plat »), en ce qui concerne la part quantitativement la plus importante du Coran qu'elle appelle « le discours sur le statut du texte coranique », et que le Coran aurait été composé à l'époque de Mahomet[297]. De même, de nombreux antécédent doctrinaux, comme les noms divins, ou institutionnels sont connus grâce aux inscriptions préislamiques. Le vocabulaire du Coran atteste d'un passage de termes grec ou araméen via l'éthiopien et certaines formulations comme celle de la basmala illustreraient une telle influence. François Déroche remarque que les traditions liées à la collecte du Coran sous Othman remontent à Ibn Shihāb al-Zuhr, qui connaissant alors des manuscrits plus précis que les premiers manuscrits connus, pourrait avoir « perdu de vue le caractère très défectif de l’écriture de ces manuscrits » et attribué à Othman, dans son récit, des éléments plus récents « qui, de fait, avaient apporté une solution aux nombreux points défectueux »[120]. « Si l'on prend en compte la composition du Coran tel qu'il est aujourd'hui, une distinction s'impose entre la rédaction du texte et son processus de canonisation, qui a été progressif. « Ce passé primordial arabo-musulman se donne, en effet, à lire comme un récit composé a posteriori et visant à légitimer un pouvoir musulman confronté à ses propres divisions et à la splendeur des empires passés ». Elle précise entre autres que « le seul passage du Coran qui donne une véritable définition de l'abrogation est, de l'avis unanime des commentateurs et des spécialistes, le verset 2,106. De même, les versets sur le combat sont compris comme un combat de l'homme contre ses « penchants passionnels ». cf : Gilliot Claude, « Bulletin d'islamologie et d'études arabes », L'auteur donne trois raisons à cette sur-évalutation des nomades : Elle "vient de la place importante qu'ils occupent dans la poésie préislamique, l'un des fondements de l'identité arabe; elle est due également au fait que les savants du Bas-Iraq, à l'époque abbasside,ont considéré les nomades comme des modèles, notamment en matière de langue et de généalogies. Afin de structurer l'usage de ce principe, l'imam Ash-Shâfi'î (VIIIe-IXe siècle) rédigea le plus ancien ouvrage de méthode jurisprudentielle conservé [Note 26],[111]. Le second genre - peut-être le principal - est celui de la narration. Les sources narratives historiques  sont pour la plupart postérieures au IXe siècle et majoritairement écrit hors de l'Arabie[170]. À l'inverse, pour l'auteur, certains éléments du texte coranique comme « la finalité de la prophétie (Q 33:40) » ou certains autres versets paraissent inexplicables à cette période mais appartiennent au contexte de la seconde moitié du VIIe siècle. Cela n'a pas empêché les musulmans de créer des traditions très détaillées sur ce contexte. Dans les années 1930, deux traductions célèbres, celles de Pickthall (1930, Londres) et celle de A. Yusuf ‘Ali (entre 1934 et 1937), sont publiées. Animée par le sociologue des religions Jean-Louis Schlegel et publiée sous le nom de Dieu de la Bible, dieu du Coran, la discussion interroge les contextes historiques distincts dans lesquels ces deux textes sacrés ont vu le jour. Alfred Morabia a quant à lui constaté que « sur les 35 versets où apparaît le mot jihâd, 22 sʼappliquent à un effort dʼordre général, 10 à la guerre et 3 ont une tonalité spirituelle »[32]. Les biographes musulmanes de Mahomet ont ainsi créé des récits et s'appuient sur des autorités de sources ou des « chaines de transmission », arguments considérés comme « notoirement douteux ». Le mode liturgique de proclamation du Coran est la psalmodie[90]. (Ed. Dans le Coran se trouvent aussi d’autres genres littéraires, comme les proclamations oraculaires, les malédictions[47], les polémiques[51]... La mise en avant d'une spécificité du genre coranique est, en particulier, le discours de certains musulmans pour qui associer un concept de technique narrative à ce qu'ils considèrent comme une parole divine pourrait être une forme de banalisation. nécessaire]. Les travaux de Michel Cuypers permettent une approche originale de la composition des sourates qui diffère de celle connue dans la rhétorique grecque, avec une introduction, un développement et une conclusion. Initialement chiite, cette exégèse se retrouve dans le courant sunnite dès le IIe siècle de l'Hégire. C'est ainsi le cas du nom divin ar-Rahman, d'origine araméenne. Et ils t'interrogent : « Que doit-on dépenser (en charité) ? Chaque hizb est divisé à son tour en quatre quarts ou rub‘ (رُبْع [rub‘], pl. Néanmoins, une distinction doit être faite entre l'absence d'implantation d'une communauté et l'absence d'exposition à des idées[272]. Après avoir fait une étude géographique et géologique des données coraniques et bibliques qui traitent de Sodome et les avoir mis en rapport avec le contexte historique du pays de Canaan, elle en conclut que cela montrerait une compatibilité entre le coran, l'« emplacement attribué traditionnellement à Sodome » et les connaissances actuelles. Au nom de ton Seigneur qui a créé » (Coran, Sourate 96 : L’adhérence (Al-Alaq), 1). Lecture anthropologique du Coran (Seuil, 2016/« Points », 2018). Un même verset peut être interprété selon des modes d'interprétation variés. Pour F. Deroche, « Depuis le xixe siècle, les linguistes qui ont analysé le texte ont pris leurs distances avec un point de vue dont le fondement est purement théologique ». Après la mort de celui-ci, le deuxième calife, `Omar ibn al-Khattab (634–644) les reçut. Cette classification est fluide et varie seront les auteurs. Voir l'étude du palimpseste d'Alain George qui écrit entre autres : « Avec un siècle de recul, les questions de ses variantes présumées, de sa datation et de ses types d’écriture semblent être à reprendre. Shoemaker S.J., « Les vies de Muhammad ». Le conflit, parfois violent[62], autour de la création ou de la non-création de celui-ci se cristallise autour de deux principales écoles : Le calife abbasside Al-Ma'mūn (VIIIe-IXe siècle), par intérêt politique[55], voulu contrer la seconde école, ce qui conduisit notamment à l'emprisonnement de Ahmad Ibn Hanbal, avant de s’être, selon Ya’qubi, « laissé convaincre de dire, au moins de façon formelle, ce que le calife ordonnait de dire »[56]. Le nombre de lectures du Coran évolua et « au X e siècle, fut limité d'abord à sept, puis à dix, et enfin à quatorze ». Du Jesuite Mais il vous éprouve dans ce qu’il vous a donné : Surpassez-vous dans les bonnes œuvres. », L’auteur voit trois critères : « elle témoigne d'une influence occidentale ; elle repose la question de la nature de la révélation ; elle s’efforce d’intégrer à l’interprétation du Livre saint les acquis des sciences modernes », Lire aussi l'article en ligne de Claude Gilliot, « Comme on peut le constater, les divergences sont grandes entre les spécialistes sur l’origine du Coran et sur sa fixation. E. Stefanidis rappelle qu'au cours des premiers siècles, ces listes sont reçues avec prudence et méfiance[22]. La version traduite par Muhammad Taqi-ud-Din al-Hilali (en) et Muhammad Muhsin Khant est, grâce aux soutien de l'Arabie saoudite, la plus répandue[102]. Ainsi, au chapitre III de la première partie de La Bible, le Coran et la science, intitulée « L’Ancien Testament et la science moderne », Bucaille veut bien admettre que comme l'affirme la Bible au chapitre 1 du livre de la Genèse versets 1 et 2 « qu'au stade où … Sofort lieferbar. [Le Coran des pierres] se voudrait plutôt le reflet d'un texte coranique en devenir, souple et non encore fixé, malléable […] », « Aujourd'hui, dans le cas des graffiti, le contraire peut être envisageable : des formules et péricopes diffusément utilisées sur le Proche-Orient auraient fini par intégrer un texte coranique en cours de constitution », « il a été suggéré que les auteurs de ces textes travaillaient de mémoire, d'où les divergences, mais les changements semblent dans de nombreux cas répondre à des exigences personnelles », « n’existait aucune indication de l’existence de corans avant la fin du Ier/, « il est vrai que ce Coran fragmentaire présente des variantes considérables, mais il reste somme toute assez proche du texte reçu que nous connaissons aujourd’hui », « la possibilité que certains des fragments remontent à la décennie qui s'est écoulée entre le meurtre de ʿUthmān ou même avant - et le début de la domination omeyyade ne peut en aucun cas être exclue, mais nous n'avons pas d'arguments solides - qu'ils soient matériels ou textuels - pour attribuer précisément à cette période l'un des manuscrits ou fragments qui nous sont actuellement connus », « d'un point de vue paléographique et codicologique, cette possibilité ne peut être écartée, bien que les méthodes de datation des premiers exemplaires du Coran n'atteignent pas - du moins pour l'instant - un niveau de précision qui permettrait de situer un fragment ou une copie à cette période précise », « son rasm non ponctué est effectivement très proche de celui de la vulgate, l’absence des diacritiques, de la vocalisation et des signes orthoépiques laisse planer une part d’ombre substantielle sur ce que les copistes entendaient mettre par écrit, « Il comporte aussi des variantes par rapport au rasm qui ne sont ni conformes à celles que reconnaît la tradition, ni réductibles à des particularités orthographiques, « Déroche relève également de nombreux grattages qui entendirent faire disparaître la plupart des fautes ou des divergences par rapport à la norme qui finit par s’imposer », « Comment traiter la complexité des plus anciens manuscrits du Coran dont les variations textuelles sont nombreuses, loin de l'édition coranique du Caire, « une date fort ancienne mais tout de même plusieurs décennies après le temps du troisième calife. (IXe siècle). "[...]Le Coran semble, selon la thèse de Wansbrough, être le produit de débats interreligieux qui peuvent le mieux être conçu comme ayant eu lieu en Mésopotamie au cours des huitième / neuvième siècles, parmi les érudits d'une communauté syncrétiste contenant des juifs et des chrétiens opposés" : A. Neuwirth. »[66]. Mettre en scène: La situation de Momo et l’argent - Grundkurs Französisch, 7. « Ce genre de compromis fut toujours combattu par les tenants de la tradition sunnite stricte »[56]. Cette rhétorique n'est pas non plus une spécificité qui est propre au Coran comme le pensait Jacques Berque[85] bien qu'il pourrait être un représentant éminent des textes composés sous cette forme particulière[86]. "La démonstration de l'appartenance du Coran aux traditions textuelles bibliques datant de ce que l'on appelle maintenant l'Antiquité tardive" est pourtant ancienne[223]. Ces points diacritiques et vocalisations permettent au monde de la recherche de réinterroger la compréhension classique de certains termes. Michel Cuypers et Geneviève Gobillot; Idées reçues, le Coran, Éditions Le Cavalier Bleu, Paris, août 2007. En réponse à Luxenberg qui considère que le Coran tout entier est la reformulation d'un sous-texte syriaque, Saleh « affirme par ailleurs que la préoccupation obstinée pour la question de l'extranéité du vocabulaire coranique a incontestablement entravé le développement d'une approche de l'analyse du Coran dans laquelle son caractère littéraire est pleinement apprécié » [398]. Dye par contre, souligne que le Coran est un corpus[Note 8] de texte de genres variés. Certains auteurs défendent une datation othmanienne de la mise par écrit du Coran, selon le principe du "paradigme Nöldekien"[286]. « se caractérise par son apparence élancée et l’inclinaison de certaines lettres vers la droite ». Un des genres principaux du Coran est celui de la prière. La troisième étape est cette de la canonisation effective [171]. De nombreuses recherches sur la chronologie de la rédaction du Coran ont été menées depuis le XIX e siècle. Pour Dye, « Shoemaker a pourtant répondu de manière très convaincante » à cette thèse[301]. Jacqueline Chabbi et Thomas Römer, Dieu de la Bible, Dieu du Coran.Seuil, 304 p., 22 € Il est employé dans trois situations et « désigne ce qui, du Coran, est récité et transmis par Dieu […] ce qui, du Coran, est récité et transmis par Mahomet, […] une récitation liturgique ». Une dernière traduction publiée de manière anonyme en 1844 avait la version de Savary comme texte source. Neue Forschungen zur Enstehung und frühen Geschichte des Islam, Verlag Hans Schiler. Certains penseurs musulmans considèrent qu'un Coran traduit n'est plus la parole de Dieu[473]. Le fait que la majorité des inscriptions anciennes sont des prières d'invocations illustrerait le fait que le Coran n'avait pas " dans le cœur et la mémoire des croyants" encore la place qu'il occupe actuellement[329]. Date de publication du livre: 2016: Nombre de pages: 221: Code libislam.fr: L0669: Date de publication de la page: 10-2019: Authors: Henri de la Hougue, Saeid Jazari Mamoei: Éditeur : Salvator Amir-Moezzi rappelle que le récit de l'orthodoxie majoritaire d'associer des collectes à Abu Bakr et à Uthman est un moyen de présenter un écrit ayant peu de chance d'être altéré[169]. Selon Liati, une "unité apparente" se dégage du Coran en raison des formules rhétoriques sur l'omnipotence de Dieu qui parsèment le livre. En 2019, Dye considère que cette vision, correspondant à une laïcisation du récit traditionnel et autrefois dominant, "reste toujours en partie présente" mais est en train d’être rejetée par la recherche[Note 39],[204]. On recense des traductions complètes ou non dans plus d'une centaine de langues, y compris le kabyle, l'espéranto, le volapük[483]... La traduction de Sablukov avait été précédée d'autres, réalisées à partir de versions occidentales : Notons enfin, pour mémoire seulement, que le général D. Bougouslavski réalisa en 1871 une première traduction du Coran à partir de l'arabe, qui ne fut jamais publiée. Tous les exemplaires connus de recensions divergentes (quant aux sourates ou à l'ordre de celles-ci) furent alors détruits pour ne garder que la « vulgate d'Othman »[10],[11]. Pour Kouloughli, le Coran a fait « exploser »[206] les cadres mentaux traditionnels de la pensée arabe en intégrant des thématiques métaphysiques, juridiques et idéologiques radicalement neuves. Robin, "La péninsule arabique à la veille de la prédication muhammadienne", Fr.Déroche, "Le contexte historique de la révélation coranique", dans. Publié par Cairo : Dar al-Ma'arif 1970 - page 298, ou à Ajyâd (sourate 74). Des critiques font remarquer toutefois que cet ordre chronologique est trop dépendant de la biographie de Mahomet[14]. Les voyelles brèves et les signes diacritiques furent ajoutés au VIIIe siècle, fixant ainsi une lecture canonique. Pour A.-L. de Prémare, « la version de Boukhari [de la collecte coranique] est débordée de toutes parts » puisqu'elle est contraire aux études paléographiques mais aussi aux autres récits anciens de la collecte coranique. [F. Déroche. Premièrement, elle indique que le Coran s'inspire de traditions juives, chrétiennes et païennes ou syncrétistes, sans insister sur l'influence d'une quelconque tradition à l'exclusion des autres. La sourate 55 est même considérée comme un « psaume coranique ». Cette évolution permet de résoudre des contradictions internes aux traditions et d'occulter les luttes entourant la mise à l'écrit du Coran[128]. Je suis enclin à le penser. Ces travaux créent depuis deux décennies un « profond bouleversement » pour la recherche sur le Coran et « examinent les conditions de son émergence dans un contexte qui est celui de l'Antiquité tardive » grâce aux outils de la linguistique[222]. La question du contexte du Coran s'inscrit aussi dans celle de l'historicité de Mahomet. » On a retrouvé au XIXe siècle, au Yémen, les volumineux ouvrages d'Abdel al Jabbar Ibn Ahmad appartenant à l'école shafi'ite, qui ont permis de mieux comprendre l'importance des Mu'tazilites dans la formation de la théologie musulmane actuelle, qu'elle soit sunnite ou chiite[67]. Pour Déroche, « Le rasm conserve une part d’ambiguïté[311]… » Pour Gilliot, « Dans les plus anciens fragments du Coran, estime-t-on, les lettres ambiguës constituent plus de la moitié du texte, et ce n’est qu’occasionnellement qu’elles sont pourvues de points diacritiques »[312] et le système consonnantique peut « donner lieu à des confusions dans la lecture de certains mots »[313] et Orcel cite une anecdote satirique, provenant d'une source du VIIIe siècle, où tous les chanteurs de Médine auraient été châtrés, à la suite d'une confusion née de l'absence de diacritique permettant de différencier les termes « recenser » et « châtrer »[310]. Cela n'implique, bien entendu, pas de prendre systématiquement le contre-pied de la tradition mais de chercher, en suivant les méthodes historico-critiques, les écarts entre les traditions et le Coran. Il s'agit d'ouvrages liés au christianisme oriental (Livres de prière, Évangiles...)[490]. Nouvelles remarques », Islamochristiana 36 (2010), Pontifico Istituto Di Studi Arabi e d’Islamistica [ PISAI], Rome. Flammarion, 2010, Hichem Djaït, "La vie de Muhammad, La Prédication prophétique à La Mecque", p.87-88, Dye G., "Le Corpus coranique : contexte et composition", dans. Avec l'aide des travaux de Robertus Retenensis (Robert de Ketton) entouré d'une équipe de collaborateurs (notamment Herman le Dalmate, Pierre de Tolède et Pierre de Poitiers), cette traduction incluse dans un ensemble de textes à visée apologétique (Collectio toletana) se termine en 1143 et se révèle par ses paraphrases peu fidèles au texte, son but étant de démontrer que l'islam est une imposture. De nombreux savants musulmans ont noté l'existence de ces citations, que ce soit Tabari qui avait des origines chrétiennes, ou l’Andalou Ibn Hazm qui étudie les liens de manière très critique. De nombreuses recherches sur la chronologie de la rédaction du Coran ont été menées depuis le XIX e siècle. Les lexicographes anciens ont vu plusieurs sens étymologiques à ce terme, soit, par exemple, le sens « rassembler/collecter », ou celui de « lire/réciter ». Pour autant, il ne peut encore désigner le livre comme un ensemble fixé comme cela sera le cas par la suite[3],[Note 1]. Amir-Moezzi remarque que les premières inscriptions coraniques et l'invention des récits traditionnels renvoient vers la période des Marwanides. Si les bases en ont été jetées assez tôt, avant l’intervention du calife ʿUthmān, le rasm n’était pas encore stabilisé à l’époque où a été copié le Parisino-petropolitanus et ne le sera sans doute pas avant le IIe /VIIIe siècle »[292]. D'autres auteurs soutiennent une différenciation entre la date de fabrication du support et celle de la rédaction de ce Coran, plus tardive au cours du viiesiècle »[371],[372]. G. Reynolds soulève, tout de même, la question, sur certains cas, de « savoir s'il a découvert la structure avec laquelle l'auteur (ou rédacteur) du Coran a arrangé le texte, ou si au contraire il a donné une structure au texte que l'auteur (ou le rédacteur) n'avait pas prévu »[467]. Pour Borrut, « ce passé primordial arabo-musulman se donne en effet à lire comme un récit composé a posteriori et visant à légitimer un pouvoir musulman confronté à ses propres divisions... »[170]. Selon les traditions, elles sont limitées et ne toucheraient que 11 mots du. Andrzej Zaborski avait lui aussi exprimé des réserves quant à la question de savoir s'il était prudent d'accorder plus d'importance aux arguments étymologiques qu'au contexte lors de l'examen du sens des mots. Nicolai Sinai, "Inner-Qur’anic Chronology", Nicolai Sinai, Inner-Qur’anic Chronology dans The Oxford Handbook of Qur'anic Studies, p.358, Sabrina Mervin, Histoire de l'islam, Fondements et doctrines, ed. Le statut particulier des sourates 1, 113 et 114, commençant et finissant le Coran, fait penser davantage à « un encadrement liturgique » absent du Coran primitif qu'à des sourates de révélation[91]. Dans son usage liturgique, le Coran est toujours utilisé en langue arabe. Al-Qurazi recounts seeing the Mushafs used by Ibn Mas'ud, Ubayy, and Zaid b. Thabit, and finding among them no differences. Angelica Neuwirth voit dans ce contexte une rupture avec les études précédentes. Pour Anne-Sylvie Boisliveau, l'influence de ces termes (et du terme syriaque qeryânâ) est « indéniable » sans pour autant conclure à un emprunt direct mais plutôt à une création d’un terme qui n'existait pas avant qu'il ne serve à désigner exclusivement la récitation coranique[6].